Eglises d'Asie

Rajshahi : les catholiques de Natore prient le chapelet quotidien avec le pape François pour la fin de la pandémie

Publié le 08/05/2021




La paroisse de Natore, dans le diocèse de Rajshahi, s’est jointe au « marathon de prière » lancé par le pape François pour la fin de la pandémie. L’Église locale compte près de 3 900 catholiques, dont une majorité d’agriculteurs et de travailleurs migrants internes. Certaines familles, comme celle de Margaret Cruze, qui vit à Bahimaly, près de Natore, prient le chapelet tous les soirs. « Quand on invoque Notre-Dame, on obtient toujours une réponse », assure-t-elle. « La Vierge est notre modèle de sainteté, de simplicité et d’obéissance », explique le père Bikash H Reberio, de la paroisse de Natore.

L’église catholique de Natore, l’une des paroisses de Bonpara, dans le diocèse de Rajshahi, dans l’ouest du Bangladesh.

L’église catholique de Natore fait partie d’un groupe de paroisses de Bonpara (dans le diocèse de Rajshahi, dans l’ouest du Bangladesh). Près de 3 900 catholiques y vivent dans sept villages, où ils sont majoritairement agriculteurs ou travailleurs migrants dans les villes. Cette année, ils ont été invités à participer au « marathon de prière » du pape François en priant le chapelet quotidien tout au long du mois de mai. « Le mois de mai est le mois de Marie, et ce mois-ci, nous devons prier le chapelet. La Vierge est notre modèle de sainteté, de simplicité et d’obéissance », confie le père Bikash H Reberio. « Cette année, le Saint-Père a appelé tous les fidèles à prier le chapelet à la maison et en paroisse, afin de demander la fin de la pandémie du Covid-19 », rappelle-t-il.

Margaret Cruze vit à Bahimaly, près de Natore. Dans sa famille, « tous les jours, le soir, nous prions le chapelet », explique-t-elle. Cette année, leur prière était particulièrement en lien avec la crise sanitaire. « Quand on invoque Notre-Dame, on obtient toujours une réponse. » Margaret est âgée de 45 ans et mère de deux enfants. « Un jour, ma fille a attrapé une maladie chronique de la peau. Après avoir prié Marie, elle a été complètement guérie. J’espère que Dieu entendra nos prières pour la fin de la pandémie. » À ce jour, aucun cas de Covid-19 n’a été enregistré dans son village, mais plusieurs centaines de catholiques de Dacca et des autres principales villes du pays ont été infectés. « Nous prions pour eux, pour leurs proches et pour toute l’humanité, pour que nous soyons libérés de ce virus. »

Rinku Palma, une autre catholique de la région, confie que le 1er mai, elle a commencé à prier avec ses proches et ses voisins. « Nous nous sommes rassemblés dans une maison et nous avons prié ensemble », explique-t-elle. « C’est aussi un moyen de renforcer nos liens fraternels. Nous pouvons prier pour notre pays, mais aussi pour les habitants de l’Inde, où plusieurs milliers de patients meurent chaque jour. Nous demandons à Dieu de les sauver. » Le père Bikash explique qu’il a donné des instructions dans tous les villages pour permettre aux gens de participer à l’initiative du pape et au chapelet quotidien. Dans les villages de Natore, la prière est souvent accompagnée de chants. « J’aime beaucoup les hymnes à Marie durant le chapelet », confie Rinku Palma. « Cela m’apporte la paix. Je suis sûre que Notre Dame intercédera pour nous auprès de son fils Jésus pour la fin de la pandémie. »

(Avec Asianews)


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