Eglises d'Asie

Rajshahi : Maloti Hembrom, une catéchiste à plein temps au service de l’Église bangladaise

Publié le 10/03/2021




Quelques semaines avant Pâques, Maloti Hembrom, une catéchiste de la paroisse de Bhutahara, à Naogaon (dans la région de Rajshahi, dans le nord-ouest du pays), accompagne plusieurs groupes de catéchumènes qui doivent recevoir le baptême, et dont certains vivent dans des villages éloignés. Au Bangladesh, tous les diocèses ont des catéchistes qui travaillent aux côtés des prêtres et des religieuses, et dont l’engagement contribue au développement de l’Église locale. Les femmes ont un rôle particulièrement important dans ce ministère.

Pour Maloti Hembrom, une catéchiste bangladaise, la période du carême est particulièrement intense. Dans sa paroisse de Bhutahara, à Naogaon (dans la région de Rajshahi, dans le nord-ouest du Bangladesh), plusieurs centaines de paroissiens qu’elle accompagne recevront le baptême à Pâques. « C’est une activité à plein temps », explique Maloti Hembrom, âgée de 40 ans. « Je suis chargée d’enseigner l’Évangile aux adultes et aux enfants qui veulent recevoir Jésus Christ comme leur Seigneur. J’aide également les prêtres et les religieuses pour la liturgie et les prières organisées dans les villages éloignés. » Au Bangladesh, tous les diocèses ont des catéchistes qui travaillent ainsi à plein temps aux côtés des prêtres et des religieuses. Leur contribution active permet d’accroître le nombre de nouveaux chrétiens chaque année. Les femmes ont un rôle particulièrement important dans ce ministère. Actuellement, Maloti Hembrom suit plusieurs groupes de catéchumènes de onze villages de la région de Naogaon, qui doivent recevoir le baptême prochainement. Elle leur rend souvent visite pour enseigner et prêcher.

« Ce qui compte, c’est notre comportement et l’Esprit qui agit en nous »

Originaire de l’ethnie Santal, Maloti Hembrom est veuve et mère de deux enfants. Elle explique être devenue chrétienne grâce au témoignage d’un missionnaire PIME (Institut pontifical pour les missions étrangères) de la paroisse de Chandpukur (à une centaine de kilomètres au sud de Dacca). « J’aimais les chrétiens depuis toute petite », confie-t-elle. « Plus tard, en 2016, j’ai été baptisée et depuis, j’ai décidé de passer ma vie à proclamer l’Évangile. Après moi, mes parents ont aussi reçu le baptême. » Elle a commencé par être catéchiste volontaire, puis en 2020, elle est devenue catéchiste à plein temps. Au cours du dernier mois, elle a passé douze jours loin de chez elle, afin d’enseigner et d’accompagner les catéchumènes de sa paroisse. Elle assure qu’elle aime beaucoup cette nouvelle vie. « Tous les jours, je visite de nouveaux villages et je rencontre des communautés indigènes qui vénèrent la nature, les arbres et des divinités hindoues. Je leur parle de l’histoire de Jésus et de la vie des chrétiens », explique-t-elle. « Je ne leur demande jamais ouvertement d’accueillir Jésus. Ce sont eux qui prennent d’eux-mêmes l’initiative de demander à recevoir le baptême. Je comprends que pour toucher leurs cœurs, ce qui compte avant tout, c’est notre comportement et l’Esprit qui agit à travers nous. »

Maloti Hembrom ajoute que beaucoup de communautés indigènes non-chrétiennes aiment les prières catholiques et la vie chrétienne. Elle assure que le fait d’être une femme n’a pas entraîné de difficultés particulières dans son travail. « Je rencontre souvent des gens qui ne connaissent pas Jésus, mais qui ont soif de savoir. En tant que membre de l’ethnie Santal, je peux leur parler dans ma propre langue, et cela me permet de toucher leurs cœurs plus profondément. J’aimerais continuer ainsi toute ma vie en tant que catéchiste. » Le père Swapon Martin Purification, curé de la paroisse de Bhutahara, confie son admiration pour Maloti Hembrom et pour les autres femmes catéchistes qui sont au service de l’Église locale. « Pour nous, elles sont vraiment fiables et dignes de confiance. Elles ne boivent pas, elles ne fument pas et elles consacrent davantage de temps que leurs collègues masculins à leur mission », assure le prêtre.

(Avec Asianews, Naogaon)


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