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Intensification des contacts avec l’étranger ?

18 mars 2010
Selon une dépêche de l’agence Chine nouvelle du 30 janvier 1991, les groupes religieux officiellement reconnus par le gouvernement auraient intensifié leurs contacts avec l’étranger au cours de l’année 1990. C’est ainsi que 20 groupes de visiteurs, provenant de 15 pays, auraient été reçus par les associations « officielles » des cinq religions reconnues, et par le Bureau des Affaires religieuses. Par ailleurs, au cours de la même année, plus de 20 délégations religieuses chinoises « officielles » auraient rendu visite à une dizaine de pays étrangers. Enfin, les contacts amicaux avec les cercles religieux de Hongkong, Macau et Taiwan auraient continué à se développer.


Un appel commun des religions contre « la pollution spirituelle »


A l’occasion du nouvel an lunaire, le 15 février 1991, les dirigeants des six religions majeures de Hongkong ont lancé un appel commun à la population du territoire. Ils demandent aux citoyens du pays de purifier leur esprit et leur imagination pour reconstruire un monde de paix et de prospérité.


Religions en hausse au détriment du Parti


Dans un discours récent, repris par le « Quotidien du paysan » au début de mars 1991, l’un des dirigeants les plus importants du Parti, M. Wang Zhen, affirme que les districts ruraux du pays sont en train de tomber sous le contrôle des forces de la religion occidentale, des clans traditionnels, et du capitalisme.


Un ancien prêtre « clandestin » devient évêque « officiel »


« Par fidélité à l’Eglise, je n’ai pas d’autre choix que d’accepter l’ordinationa déclaré, le 25 février 1991, Mgr Joseph Zheng Changcheng, nouvel évêque « officiel » du diocèse de Fuzhou dans la province méridionale du Fujian.


La religion de « l’esprit efficace »


Une secte qui se dit d’origine chrétienne, le « ling ling jiao » ou religion de l’esprit efficace, semble avoir fait beaucoup d’adeptes dans le district de Huaiyin, province du Jiangsu, depuis 1985. C’est ce que rapporte la revue protestante « officielle », « Tian Feng », dans son n° 2 de l’année 1991.


Nouvelles arrestations d’évêques catholiques « clandestins »


De source généralement bien informée de Hongkong, nous apprenons qu’une nouvelle vague d’arrestations de catholiques « clandestins » a eu lieu dans le nord de la Chine, les 13 et 14 décembre 1990.


Le chef du Parti lance un avertissement aux dirigeants religieux


La politique religieuse sera appliquée et supervisée de manière plus stricte afin de neutraliser « les forces étrangères hostiles » qui tentent de s’infiltrer en Chine sous couvert de religion (1). C’est l’avertissement lancé par M. Jiang Zemin, secrétaire général du Parti communiste chinois, au cours d’une réunion à laquelle participaient les dirigeants des cinq religions majeures du pays. L’avertissement est rapporté par le « Quotidien du peuple » daté du 31 janvier 1991.


Le protestantisme après 40 ans de socialisme


La revue « Shijie Zongjiao Yanjiu » (Etudes des religions mondiales) (3) vient de publier un long article sur l’état du protestantisme aujourd’hui dans le pays. L’article est signé par deux professeurs du séminaire théologique protestant de Nanjing, Wang Wefan et Ji Fengwen.


Deux ans de prison pour un chrétien


Au mois de novembre 1990, un protestant de Beijing, M. Liu Huanwen, a été condamné à deux ans de rééducation dans un camp de travail. L’information est rapportée par le « Xingdao Wanpao », un quotidien du soir de Hongkong, daté du 21 janvier 1991. M. Liu était accusé d’avoir pris la tête d’une manifestation lors du printemps 1989, sur la place Tiananmen, en portant une croix de deux mètres de haut. La photo avait été publiée par les correspondants de presse étrangers présents sur la place à ce moment-là.


Le Conseil chrétien de Chine rejoint la communauté internationale


Contrairement à ce qui avait été initialement prévu (4), le Conseil chrétien de Chine, présidé par Mgr Ding Guangxun, est devenu membre de plein droit du Conseil oecuménique des Eglises (COE), le 18 février 1991, au cours de la VIIème assemblée réunie à Canberra, en Australie. Des négociations préalables avaient eu lieu avec l’Eglise presbytérienne de Taiwan qui, dès avant l’Assemblée, avait exprimé des réserves quant à l’accession du Conseil chrétien de Chine au Conseil oecuménique (5). Le Conseil chrétien de Chine représente en effet l’Eglise protestante « officielle » reconnue par le gouvernement chinois, et les Taiwanais craignaient apparemment de perdre leur siège au COE si les Chinois du continent y entraient.