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Hebei : destruction d’une église en cours de construction appartenant à la partie “clandestine” du diocèse de Zhengding

18 mars 2010
Selon une information de l’agence Fides, datée du 19 avril dernier, la Sécurité publique chinoise a procédé à la destruction d’une église catholique dans le village de Xiaozhao, localité située dans le diocèse de Zhengding. Rattachée à la partie clandestine de l’Eglise catholique, la communauté des fidèles de ce village, forte d’environ 700 personnes, a assisté impuissante le 11 avril dernier à l’irruption de près de 2 000 policiers de la Sécurité publique, accompagnés de plusieurs engins de travaux publics. Selon des témoins oculaires cités par Fides, les catholiques n’ont rien pu faire, sinon “pleurer et prier”, tandis que les forces de l’ordre chinoise mettaient à bas les murs de l’église à moitié achevée et réduisaient en gravats à l’aide d’explosifs les fondations de l’édifice cultuel.


Hebei : quelques jours avant le début de la Semaine Sainte, l’évêque “clandestin” du diocèse catholique de Zhengding a été – une nouvelle fois – arrêté


Selon une information diffusée le 24 mars par la Fondation du cardinal Kung, basée aux Etats-Unis, Mgr Julius Jia Zhiguo, évêque “clandestin” de Zhengding, diocèse catholique situé dans la province du Hebei, a été interpellé par la police le 20 mars dernier et maintenu depuis cette date en détention. Si les détails au sujet de son arrestation, du motif de celle-ci et du lieu de détention de Mgr Jia, ne sont pas connus, les observateurs remarquent que cette arrestation intervient quatre jours avant le début de la Semaine Sainte ; elle serait donc à mettre au compte de ces manœuvres dont les autorités chinoises sont coutumières à l’approche des grandes fêtes religieuses catholiques : souvent en effet, à l’approche de Noël, de Pâques ou du 15 août, la police emprisonne ou assigne à résidence certains des évêques de la partie “clandestine” de l’Eglise catholique en Chine afin d’empêcher ces derniers de présider les cérémonies religieuses normalement organisées à l’occasion de ces temps forts de l’année liturgique ; parfois, le motif des arrestations n’a rien de religieux mais est lié à la visite en Chine de personnalités étrangères.


Amnesty International : la Chine prend prétexte de la guerre que les Etats-Unis ont déclarée au terrorisme pour intensifier la répression menée au Xinjiang contre la minorité ouighoure


L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a publié le 22 mars dernier un rapport de 33 pages dans lequel elle détaille la politique menée par les autorités chinoises dans la vaste province orientale du Xinjiang. Selon ce rapport, la Chine prend prétexte de la guerre que les Etats-Unis ont déclarée au terrorisme dans le monde après les attentats du 11 septembre pour intensifier la répression menée par elle depuis plusieurs années contre la minorité ouighoure, dont les membres sont en quasi-totalité de confession musulmane. Déclarant, selon Amnesty International, que les adversaires du pouvoir chinois dans la Région autonome ouighoure du Xinjiang, nom officiel de la province, sont des “séparatistes ethniques” liés aux “terroristes” internationaux, Pékin juge et condamne des centaines de personnes au cours de procès iniques tandis que les droits religieux des populations musulmanes de la région sont restreints, voire bafoués.


Hongkong : pour la première fois, des membres du mouvement Falungong ont été interpellés par la police et poursuivis pour “obstruction”


Le 15 mars dernier, la police de Hongkong a interpellé seize manifestants membres du groupe Falungong et leur a signifié qu’ils étaient poursuivis pour “obstruction”. Il est reproché à ces seize personnes – 12 Hongkongais et 4 ressortissants suisses – d’avoir ignoré, le 14 mars, à deux reprises une injonction de la police leur demandant de dégager l’entrée de l’immeuble abritant le Bureau de liaison de la Chine à Hongkong, qui fait office de bureau de représentation de Pékin dans la Région administrative spéciale de Hongkong, et de déplacer leur manifestation sur le côté du bâtiment en question. C’est la première fois que les autorités de Hongkong ont engagé des poursuites à l’encontre de membres du Falungong, mouvement d’inspiration bouddhiste et taoïste interdit en Chine populaire mais toléré à Hongkong (1).


Macao : une exposition d’œuvres d’art produites par des missionnaires catholiques illustre leur rôle de passerelle entre l’Orient et l’Occident


Les œuvres d’art produites par des missionnaires étrangers soulignent le rôle historique important de Macao, véritable passerelle entre l’Orient et l’Occident, a déclaré le directeur du musée des Arts de cette ville. L’exposition des peintures du Frère jésuite Joseph Castiglione (1688-1766) et celles d’autres missionnaires artistes ont fait revivre à Macao son rôle de passerelle entre l’Orient et l’Occident, a souligné Ung Vai Meng, son directeur. En coopération avec le Musée du Palais impérial de Pékin, le musée de Macao vient d’exposer, en effet, durant trois mois des peintures datant de la dynastie chinoise Qing (1644-1911), œuvres du Frère Castiglione et d’autres missionnaires étrangers. L’exposition, qui a duré trois mois et s’est terminée le 17 mars, était intitulée : “L’exil doré : expression illustrée de l’Ecole des missionnaires étrangers – Tableaux de la Cour de la dynastie des Qing”. Elle a été l’occasion de montrer 156 pièces venues de Pékin reflétant les goûts de la dynastie des Qing à son apogée. Le Frère Castiglione, considéré comme un grand maître, était arrivé à Macao en 1715 d’où il est ensuite parti pour Pékin, ville où il demeura jusqu’à sa mort, à 78 ans. A Pékin, le Frère jésuite, que les Chinois connaissent sous le nom de Lang Shining, s’initia à la peinture chinoise traditionnelle et aux canons esthétiques de la noblesse chinoise. Il développa peu à peu un nouveau style de peinture, combinant les caractéristiques des deux arts, oriental et occidental. Les œuvres du Frère Castiglione pour qui la famille impériale montrait beaucoup de respect, influencèrent le développement de l’art pictural impérial chinois durant cette période de la dynastie Qing.


Hebei : l’évêque “clandestin” du diocèse catholique de Zhengding a été libéré après trois jours de détention


Le 20 mars dernier, soit trois jours avant le dimanche des Rameaux et le début de la Semaine Sainte, Mgr Julius Jia Zhiguo, évêque “clandestin” du diocèse catholique de Zhengding, situé dans la province du Hebei, avait été arrêté par la police chinoise (1). Coutumier, si l’on peut dire, de ces arrestations menées quelques jours avant les principaux temps forts de l’année liturgique, Mgr Jia se retrouvait une nouvelle fois coupé de son diocèse et de ses fidèles. Cependant, cette fois-ci, l’arrestation de l’évêque “clandestin” de Zhengding n’a duré que trois jours. En effet, le 26 mars dernier, Radio Vatican confirmait la nouvelle selon laquelle que Mgr Jia avait été libéré le 23 mars.


Hongkong : les milieux chrétiens appellent à un système électoral plus démocratique


Après la réélection sans surprise le 28 février dernier de Tung Chee-hwa, chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hongkong, et, le 4 mars dernier, la reconduction dans ses fonctions de celui-ci par Zhu Ronji, le Premier ministre chinois, un collectif réunissant quinze organisations chrétiennes et associations militant pour les droits civiques ont exprimé leur désaccord quant à la conduite des affaires électorales dans la RAS. Selon ce collectif, le système électoral aujourd’hui en vigueur dépouille les citoyens de Hongkong de leur droit de vote et leur interdit toute participation effective à la vie politique locale.


La fréquentation des universités et instituts d’Etat permet à des religieuses catholiques d’améliorer leur formation


Supérieure des Sours de la Sainte Famille à Lanzhou, dans la province du Gansu, Sour Yan Yumei explique que cette année, sur les soixante religieuses que compte sa congrégation, vingt étudient dans des établissements d’études supérieures ou des universités publiques où elles se forment, entre autres, à la médecine ou à la langue anglaise. Beaucoup de ces religieuses sont entrées en religion dans les années 1980 et ont quitté l’école à la fin du primaire ou du collège ; après avoir prononcé leurs voux, poursuit Sour Yan, âgée de 38 ans, elles sont encouragées à reprendre des études : “Les études sont nécessaires pour l’évangélisation. En effet, le niveau d’éducation des laïcs est en progression constante et il est indispensable que les religieuses soient formées pour être en mesure de rester en contact avec les jeunes et comprendre ce dont ils ont besoin”. Les familles des religieuses participent aux frais occasionnés par les études, souligne-t-elle. Elle admet cependant que certaines religieuses s’habituent difficilement à cette vie estudiantine et peinent à trouver leur équilibre entre le travail intellectuel et la vie de prière du couvent.


Selon un député musulman de l’Assemblée nationale populaire, d’ici cinq ans, la Chine se dotera d’une nouvelle législation en matière religieuse


Les sessions de l’Assemblée nationale populaire (ANP), organe législatif de la République de Chine populaire, sont, depuis quelques années, l’occasion pour les autorités chinoises de montrer que l’Etat de droit s’établit de plus en plus fermement en Chine. Cette année, à l’occasion de la cinquième session de la neuvième ANP, tenue à Pékin du 5 au 15 mars derniers, il a été question, entre autres, de la législation en matière religieuse. Selon Li Hongbin, député à l’ANP de la province du Liaoning et président de l’Association musulmane de Shenyang (province de Liaoning), le gouvernement central étudie en ce moment des propositions de lois dans le domaine religieux, propositions qui pourraient déboucher sur le vote d’une Loi sur la religion d’ici à cinq ans.


Devant le Conseil consultatif du peuple, des délégués catholiques insistent pour que soit réglé le problème des propriétés d’Eglise confisquées du temps du président Mao


Réunis à l’Assemblée nationale populaire (1), les membres du Conseil consultatif du peuple chinois (CCPC) ont abordé la question de la nécessité de voter une nouvelle loi sur la religion en Chine. Sans sous-estimer la nécessité d’une telle loi, certains délégués catholiques à cette conférence – qui compte 58 membres représentant les religions bouddhiste, musulmane, taoïste, chrétienne (catholiques et protestants) sur plus de 2 000 membres – ont fait part de certaines de leurs réticences.